Je signe tous mes articles « Grand Frère et Président » mais, je me confesse, j’ai une double-vie.

Mon travail auprès des Grands Frères Grandes Sœurs est 100% bénévole.  J’appelle ça « mon emploi sans but lucratif »  Vous devinez bien que pour mettre du pain sur la table, j’ai aussi un « emploi à but lucratif ».  Comme ma profession consiste à faire du développement d’affaires, je suis constamment en contact avec des acteurs économiques importants de la région.  Je suis régulièrement sollicité pour que mon employeur (ou moi!) contribue monétairement à encourager les causes qui tiennent à cœur à mes clients.  À un certain moment donné, le budget alloué aux commandites s’est épuisé et je dois répondre aux gens qu’ils « vont avoir leur tour l’an prochain ».  

À chaque fois, je me pose invariablement les deux mêmes questions : « est-ce-que mon don aura un impact significatif ? » et, « Est-ce-que ce geste (le don) contribue à la rentabilité de mon entreprise ? ».

Si, en tant qu’entreprise, on pouvait contribuer autrement, ça ressemblerait à quoi?  Si on trouvait la façon d’aider significativement des causes qui nous tiennent à cœur tout en augmentant la rentabilité de notre entreprise, ce serait comme inventer la machine à mouvement perpétuel, non?

Si je vous disais que la réponse réside dans nos collègues de travail et dans le bénévolat, me croiriez-vous?

Laissez-moi vous parler de mon patron qui a choisi d’aider les Grands Frères Grandes Sœurs de Québec en m’aidant moi, Guillaume, à consacrer plus de temps à « mon emploi sans but lucratif ».  Mon horaire de travail est 100% flexible.  Ça fait une énorme différence en me permettant de faire avancer des dossiers pour les GFGS qui sont difficiles à faire avancer le soir de chez moi, par exemple!  Aussi, j’ai la possibilité d’utiliser quelques ressources matérielles de l’entreprise pour mon travail aux GFGS.  Il m’arrive d’emprunter un projecteur pour donner un témoignage, ou bien de céduler une rencontre de bénévoles dans les locaux de l’entreprise.

Qu’est-ce-que les GFGS gagnent dans cette relation?

  1. Un bénévole disponible et flexible.
  2. Un important réseau de soutien dans la communauté d’affaires.
  3. Une visibilité accrue pour l’organisme

Qu’est-ce-que Guillaume gagne dans cette relation?

  1. Le sentiment d’apporter une aide significative.
  2. Une opportunité de développer d’autres compétences.
  3. Des occasions de réseautage supplémentaires.
  4. Une qualité de vie accrue.

Qu’est-ce-que mon employeur gagne dans cette relation?

  1. Une contribution directe, de première ligne à la communauté dans laquelle il fait des affaires.
  2. Un employé motivé, passionné, fier, productif et fidèle. (C’est important ça!)
  3. Un employé qui développe des compétences qu’il n’aurait pas l’occasion de développer autrement au sein de l’entreprise.
  4. Une visibilité accrue pour l’entreprise.

Si tous les patrons pouvaient être comme le miens, on aurait des employés plus motivés qui se développent constamment par eux-mêmes, une meilleure rétention des employés, un recrutement plus facile, des entreprises plus visibles et plus rentables ainsi que des causes et organismes supportées par des professionnels passionnés!  Le monde est à notre portée!

 

Guillaume de Montigny
Grand Frère et Président
Grands Frères Grandes Sœurs de Québec.

 

Photo : Botté d’envoi de la campagne Centraide 2014 de l’Université Laval.

De Gauche à droite : Bruno Marchand Président-directeur général Centraide Québec Chaudière-Appalaches, Christian Gagnon Directeur Service des activités sportives Université Laval, Michel Gendron Doyen Faculté des sciences de l’administration Université Laval, Rénald Bergeron Doyen Faculté de médecine Université Laval, Michel Thibault Directeur Direction des technologies de l’informatique Université Laval, Guillaume de Montigny Grand Frère et Président Grands Frères Grandes Sœurs de Québec.

En avant : Thierry Margry botteur officiel!